lundi 21 décembre 2009

L'expérience interdite… aux Galeries

Aujourd'hui 21 décembre 2009.

Excitation d'avant Noël… encore des cadeaux à faire, pour ne pas dire tous.

Mais ce n'est pas grave, j'ai un peu de temps et je vais en profiter pour aller échanger une chemise aux Galeries Lafayette, entre midi et deux.



Cette affaire va être réglée en 5 minutes et après j'aurai tout le temps pour faire mes emplettes.

J'arrive à l'étage, choisis une nouvelle chemise. Mais un doute m'assaille. Est-ce la même coupe que la chemise que je souhaite rendre ?

J'interpelle une vendeuse : "Bonjour Madame. J'ai une petite question. Je souhaite échanger cette chemise et prendre celle-ci. Pourriez-vous me dire si les coupes sont identiques ? Merci."

Réponse : "Bla bla bla…" (aucun intérêt de vous embêter avec la réponse).

Moi : "Très bien. Merci. Au revoir Madame."

Direction, la caisse. Plein de monde. Je vais à l'étage. Une seule personne avant moi, mais deux paquets cadeaux à faire (une écharpe et des bons d'achat). Pas facile comme exercice.

Une seule caissière, forcément. En même temps, pourquoi en mettre plusieurs un lundi, entre midi et deux, 3 jours avant Noël ? Je vous le demande.

Enfin mon tour.

Moi : "Bonjour. C'est pour échanger ces deux chemises."

La caissière : "Oh la la. Si j'avais su. Je vous l'aurais dit tout de suite pour ne pas vous faire attendre, mais il faut redescendre au rayon. Ce sont les vendeuses qui font les échanges. Et après vous revenez en caisse."

Ok ok. Je prends mon premier Lexomil et je redescends au rayon chemises.

Là, trois vendeuses qui discutent en attendant la pause ou qui font déjà la pause en attendant de discuter ou qui discutent de la pause… je sais pas très bien.

Je m'approche d'elles, et hop… tels des moineaux apeurés… elles partent toutes dans des directions opposées à la mienne.

J'en hèle une : "Madame, je voudrais échanger ces chemises."

Elle : "Bien, je vais vous remplir le bon d'échange (formulaire carbone, A4, 3 feuillets, un blanc, un rose et un jaune)."

Je lui tends la chemise que je souhaite rendre avec le ticket d'échange (vous savez, celui où il n'y a pas de prix indiqué dessus et que vous demandez quand vous voulez faire un cadeau pour que la personne à qui vous faites le cadeau ne sache pas combien coûte le cadeau mais comme ça elle pourra quand même échanger le cadeau si elle le souhaite).

Elle : "Ah, il n'y a pas le prix sur le ticket (normal il est fait pour ça) ; il faut que j'aille vérifier le prix en rayon."

Elle revient, termine de remplir son bon et le tend à une de ses collègues en me disant : "Un instant, ma collègue est partie le faire signer."

Je prends mon deuxième Lexomil et intérieurement je me dis : "Un bon, à signer ? Mais où ? Par qui ? L'Elysée ? Le secrétaire général de l'ONU ? Les bisounours ? Cette histoire d'échange est-elle aussi grave que ça ??? Allons-nous trouver un accord ?"

La collègue revient, le donne à sa collègue qui me le tend.

Redirection les caisses. Au même étage, trop de monde. Je monte. Personne.

Comme j'ai atteint mon seuil de Peter, je souhaite une caissière des Galeries Lafayette. Une vraie. Pas aimable, qui fait la gueule mais qui va vite.

Pas de bol. Celle-là est polie, souriante, aimable, mais qu'est-ce qu'elle parle. C'est incroyable.

Et là, patatra.

Elle : "Ah. Il y avait une réduction de 30% sur la chemise que vous rendez. Vous l'avez achetée le 5 décembre, je vois. Il y avait quoi le 5 décembre ? Les trois jours ? Vous savez ?"

Moi : "Ben non, j'en sais rien."

Elle : "Un instant, il faut que je téléphone pour savoir ce que je dois faire (…) Bon, ça ne répond pas. Je vais vous faire un avoir, moins les 30%, que je vais déduire du prix de la nouvelle chemise. Voilà, c'est fait."

Moi, intérieurement : "Eureka. Promis, prochaine fois, même si je n'aime pas la chemise, je la garde".

Carte bleue, escaliers, porte de sortie. Et comme la chemise n'avait pas bien été démagnétisée, ça sonne. La honte !!!

Plus de 30 minutes pour changer une chemise.

Et paraît qu'il y a un plan de relance de l'économie.

Pas aux Galeries. En tout cas, pas le lundi.

jeudi 17 décembre 2009

Elsass Frei ?

C'est dans un communiqué qui me fait me demander comment l'Alsace peut encore se montrer si hostile face au reste du monde, qu'Alain Fontenla exprime son souhait de vendre le Racing qu'il a acheté il y a 15 jours à peine...

Ginestet... Fournier... Fontenla...

Le Club semble dans une situation de plus en plus critique...













Voici le communiqué en question :

"Depuis le rachat des parts de Mr Ginestet par le FC Football Capital ltd, certains organes de la presse régionale ainsi que certains actionnaires minoritaires n’ont eu de cesse de nous critiquer totalement gratuitement, voire de façon parfois diffamatoire. Cela a eu pour conséquence de saboter tous nos efforts visant à redresser la situation critique du Racing Club de Strasbourg aussi bien financièrement que sportivement.
Lors de l’assemblée du 4 décembre 2009, M. Loban a été tellement choqué par l’accueil qui lui a été réservé qu’il a décidé de renoncer immédiatement au projet, m’obligeant ainsi à monter à hauteur de 100% au capital.


Lors de la réunion du vendredi 11 décembre 2009 avec les actionnaires minoritaires, qui avaient uniquement pour objectif de faire connaissance et de déterminer de quelle manière nous pourrions les associer au projet, certains ont trouvé judicieux de nous insulter et de se répandre dans la presse, incitant M. Fournier à quitter son poste et dissuadant tout nouvel entraineur potentiel de nous rejoindre. D’autres ont précisé très clairement que le Racing Club de Strasbourg ne pouvait en aucun cas être repris par des non alsaciens.
Pour terminer, la DNCG (qui avait approuvé les comptes du club le 3 décembre 2009 jusqu’en juin 2010 sans difficulté) a décidé le 15 décembre 2009, au vu des mêmes comptes, de changer sa décision et de m’obliger à bloquer 3M€ dans les comptes du club jusqu’en juin 2010. De plus, ils m’ont clairement fait comprendre que je n’étais pas le bienvenu au sein de la « grande famille du football ».


Le mercredi 16 décembre 2009, Mr Fournier nous annonce qu’il souhaite également se retirer du projet, la pression devenant insoutenable. 
En conséquence, j’ai décidé, pour votre plus grand plaisir de me retirer également.


Les parts de Racing Investment sont donc à partir de cet instant à vendre.
J’invite donc cordialement les actionnaires minoritaires qui ont manifesté leur hostilité à mon égard à prendre leurs responsabilités et à me faire parvenir une proposition de reprise avant le 24 décembre 2009.
Si aucun accord n’intervient avant cette date, les parts seront cédées à tout autre investisseur qui se manifestera.


Je tiens à remercier ceux des actionnaires minoritaires qui m’ont accueilli chaleureusement, les supporters qui ont soutenu notre projet et M. Ginestet. 
Malheureusement, il semble évident que notre présence est indésirable en Alsace et rien de ce que nous pourrions y faire n’y changera rien.
Je souhaite bonne chance à la prochaine équipe dirigeante et j'espère sincèrement que l’institution qu’est le Racing Club de Strasbourg sortira de la situation délicate dans laquelle elle se trouve actuellement.

Carousel Finance SA"

Nous voici Capitale de l'Europe avec bientôt un Club en DH...

Strasbourg, ville du paradoxe ?

Qu'en pensez-vous ?

mercredi 9 décembre 2009

Strasbourg, 2000 pieds sous terre

48 heures avant que le monde ne s'arrête de tourner, la couche d'ozone de se trouer, la grippe A de se pandémier… because ouverture officielle du marché de Noël à Strasbourg, un scandale arboricole est venu gâcher les préparatifs de la fête, frelater les litrons de vin chaud en préparation et plomber l'esprit de noël des Strasbourgeois. Quelle honte !!!

Dans les DNA du 25 novembre 2009, nous apprenions, au saut du lit, que les 2000 arbres plantés en 2004, place de l'Etoile, étaient condamnés à être broyés, leurs copeaux répandus aux quatre vents.

Pourquoi condamnés ? Parce qu'ils sont "restés trop longtemps sur place dans un espace contraint et leurs racines sont aujourd'hui trop profondes, leur cime trop élevée et leur « couronne minuscule »", selon le responsable des espaces verts de la Ville.








© quatrecouleurs


Je ne vais pas et ne veux pas discuter de qui est responsable de quoi. Au fond, ça ne m'intéresse pas. La municipalité actuelle attaque la précédente, qui s'en prend à l'actuelle. Bref, rien que du classique : c'est pas moi c'est l'autre !!! Manque à gagner pour la Ville, 200 000 €, mais ça c'est du détail. Après tout, que peut-on faire avec
200 000 € de nos jours, rien ou pas grand-chose !!!

En revanche, avec ce petit désastre arboricole, je voudrais revenir sur deux évènements, l'un plutôt symbolique et l'autre beaucoup plus sérieux à mon sens.

Au fil de mes lectures, je suis tombé sur la promotion du site, www.faitesrespirerlaville.com

Le sujet m'intéressant, je suis allé naviguer sur ledit site pour constater que, du 26 au 28 octobre 2009 se sont déroulées à Strasbourg, les 4èmes assises européennes du paysage (http://www.assisespaysage.fr/assises-paysage-2009).

Diantre, ça a l'air sérieux et puis il y a le mot "européennes" dans le titre, donc c'est sûr, c'est du lourd.

A l'occasion de cette manifestation, un accord d'échange d'expériences et d'informations entre les coordonateurs "Cité Verte" en France, aux Pays-Bas et en Allemagne a été signé.

"Cité Verte" est une démarche citoyenne, européenne, qui vise à faire de la cité, entendue comme lieu de vie, un espace de mieux vivre où le végétal, l'aménagement du paysage et la nature en ville assurent aux citoyens des bienfaits en terme de qualité de vie, de bien-être, de développement du lien social et de la protection environnementale.

Strasbourg pourra, à coup sûr, partager son expérience dans le domaine de l'aménagement du paysage et de la nature en ville et expliquer à ses partenaires que quand on plante 2000 arbres destinés à être replantés, le plus dur n'est pas de les planter, mais de savoir, assez rapidement, où les replanter.

Une chose est sûre, avec cette affaire des 2000 arbres de la place de l'Etoile, Strasbourg n'est pas prête de devenir Capitale des Cités Vertes. Quoique… Strasbourg est capable de tout !

Mais, comme je vous le disais un peu plus haut dans ce billet, cette affaire de Cité Verte est plutôt symbolique, et c'est la concomitance des dates qui m'a fait sourire.

En revanche, ce qui me fâche en tant que citoyen et contribuable strasbourgeois, c'est qu'encore aujourd'hui, de telles erreurs de gestion administrative puissent arriver et que les élus puissent encore nous pondre des plans sur la comète alors qu'à bien y regarder, ils ne savent pas quoi faire de 2000 pauvres arbustes.

Dernier exemple en date :

Dans le cadre de l'élaboration de son plan local d'urbanisme, la ville a lancé son chantier, "Strasbourg 2025, réussir la ville de demain."

A lire le tire, j'en conclu qu'aujourd'hui, la ville est toute pourrie, alors on va essayer de réussir celle de demain. Dont acte !!!

Pour rire un peu, voici les 5 défis que les élus se sont fixés :

- Une ville à la dimension de tous les Strasbourgeois pour que chacun puisse y trouver sa place (tant que ce n'est pas dehors et tard le soir).

- Une ville au développement urbain équilibré entre les espaces bâtis et les espaces naturels (c'est pas un peu tard de se préoccuper de ça ?).

- Une ville métropolitaine et de proximité qui développe et renforce son rang de ville métropolitaine et européenne (attendons le départ du Parlement européen pour voir ce qu'ils vont faire du renforcement européen de Strasbourg).

- Une ville exemplaire en matière d’énergie et de ressources, notamment par une meilleure organisation de son territoire (mouais, admettons, mais s'il y a un titre de capitale de l'exemplarité en matière d'énergie et de ressources, Strasbourg peut le faire).

- Une ville accessible à tous dont l’organisation doit faciliter la pratique et les rythmes de la ville en général et la rendre accessible depuis le reste du territoire, qu’il soit d’agglomération ou national (là je n'ai pas tout compris ; il n'a pas dû être facile à trouver ce 5ème défi).

En lisant ça, je songe et rêve à la fois.

Parce que franchement, avoir la prétention de se fixer de tels défis, sur 15 ans, me paraît relever, soit de la bêtise totale, soit de l'ignorance puérile, soit du foutage de gueule caractérisé.

Je suis bien désolé, mais je n'arrive plus à prendre ce type de projet au sérieux quand je vois que ces mêmes élus ne sont pas foutus de savoir, en 2004, ce qu'ils feront de 2000 arbres, plantés serrés comme des fraisiers.

Vous me direz, que 2000 arbres, c'est quand même beaucoup plus compliqué à gérer que 5 défis d'un plan local d'urbanisme sur 15 ans, non ??

Mais peut être aussi parce que le seul défi arboricole de la ville, finalement, est d'avoir, chaque année, le super-géant-sapin-de-Noël-qui-est-tellement-grand-que-c'est-le-deuxième-plus-grand-du-monde-après-celui-de-Rockfeller-Center-de-New-York.

Mission réussie, encore cette année. Réputation sauvée. Ouf.

Strasbourg peut respirer encore une année et les autres arbres crever !!!

lundi 7 décembre 2009

Strasbourg capitale du monde !



Juste pour la forme (et un peu aussi pour la déconne), citons le CUS Magazine de ce mois de décembre :

"En cette période, Strasbourg devient la capitale de l'enchantement hivernal, de l'émerveillement universel, du scintillement des boules décorant les sapins, des fenêtres illuminées comme nulle part ailleurs, des chaumières où tous préparent à leur manière les fêtes de fin d'année…"


Eh oui ! Quand je parlais de la communication de la Ville sur "Strasbourg Capitale", j'étais loin du compte !

Voilà un service communication qu'on n'arrête plus !
Et ça, c'est... hum... capital ?

lundi 30 novembre 2009

En décembre, les 19&20 showent !

Parce qu'il n'y a pas qu'un seul marché à Noël, faisons place à celui de l'art qui aura lieu place de la Bourse à Strasbourg.

Une autre culture ?







(cliquez pour agrandir l'image)

vendredi 27 novembre 2009

Strasbourg ferme son aéroport !

Il y a quelques mois maintenant, je suis allé chercher quelqu'un à l'aéroport international de Strasbourg-Entzheim, un samedi à 14h30. Et bien, un samedi à 14h30, il y a probablement plus de monde à l'aérodrome du Polygone qu'à l'aéroport international de Strasbourg-Entzheim. Ce jour là, pas d'autres arrivées avant 15h et des poussières et le départ suivant devait être aux alentours de 16h. Autant dire, le calme plat.

Bref, j'ai pu constater que, soit le développement des transports aériens n'avait pas encore atteint l'aéroport international de Strasbourg-Entzheim, soit il l'avait déjà fui.

Il faut dire que depuis l'affaire DHL en 1996, puis le départ de Ryanair en 2003, suite au recours de Brit Air, filiale d'Air France, la situation de l'aéroport international de Strasbourg-Entzheim périclite.

Que l'aéroport international de Strasbourg-Entzheim disparaisse ne me paraît pas choquant en soi, même si, en termes d'image, la ville de Strasbourg a du mal à le concevoir, elle qui se veut capitale de plein de choses, y compris de l'Europe.

Ce qui me fait décoller de mon siège, c'est plutôt le traitement de cette longue agonie et l'acharnement thérapeutique à coup d'aides publiques. Pourtant, à regarder les chiffres de la fréquentation, l'issue paraît inéluctablement fatale. 2 037 000 passagers en 2006, 1 333 000 en 2008 et prévision de 1 163 000 pour 2009 !

Mais comme c'est si souvent le cas, quand ça va mal, on rafistole comme l'on peut plutôt que de prendre des décisions plus radicales.

En l'occurrence, pourquoi ne pas prendre la décision de fermer l'aéroport international de Strasbourg-Entzheim, décision certes difficile à prendre mais courageuse et faire d'une faiblesse d'aujourd'hui une force pour demain ?

Imaginons : Strasbourg renonce à son aéroport. Strasbourg, capitale de l'Europe, s'engage pour un environnement à l'empreinte carbone réduite. Strasbourg dit non aux avions, mais Strasbourg vous attend et Strasbourg ira vous cherchez où que vous arriviez. Ça a de la gueule, non ??


Vous devez vous dire que Le Strasbourgeois délire, qu'il a du plomb dans l'aile ? Je ne crois pas. Au contraire. Explications :

- De Bâle-Mulhouse à Francfort, existent 6 aéroports (EuroAirport, Stuttgart, Francfort, Karsruhe/Baden, Entzheim et Lahr).

Au total, dans un rayon de 240 km, on en dénombre une douzaine.





© i-strasbourg.com 2005






- Bâle attire plus de 4 millions de passagers, Stuttgart près de 10 millions, Francfort plus de 50 millions et Baden est au même niveau que Strasbourg en termes de fréquentation.

- Depuis 2007, les lignes au départ de Strasbourg et à destination de Moscou, Vienne, Munich, Istanbul et Milan ont fermé.

- La ligne vers Bruxelles est fortement concurrencée par des TGV spéciaux lors des sessions parlementaires.

- Il n'y a que 12 destinations internationales contre 73 à Bâle-Mulhouse.

Pas la peine d'en dire plus. Ça va mal.


Mais quand ça mal, on accuse les autres, c'est tellement plus facile. Les méchants suisses et allemands qui osent concurrencer de manière déloyale notre tout beau et tout joli aéroport. Cependant, la concurrence est la même pour eux, mais ils se développent, c'est bizarre, vous ne trouvez pas ?

J'ai même lu que la navette Lufthansa (6 départs quotidiens de Strasbourg et à destination de Francfort) agissait "comme « prédateur » des lignes opérées par les compagnies aériennes depuis l'aéroport de Strasbourg." Depuis que j'ai lu ça, j'évite de croiser, surtout la nuit, cette navettus horribilis, monstre aux longues dents jaunes et blanches.

Arrêtons 5 minutes de se foutre de la gueule du monde et de taper sur les autres. Ce ne sont pas les suisses et les allemands, mais les riverains de l'aéroport international de Strasbourg-Entzheim (ils étaient 15 000 dans les rue de Strasbourg le 14 septembre 1996 répondant à l'appel de l'Union pour la fermeture de nuit de l'aéroport de Strasbourg-Entzheim) qui ont fait virer DHL.

Ce ne sont pas les suisses et les allemands, mais Air France qui a fait dégager Ryanair en 2003, à Baden justement (juste pour se faire du mal, en 2002, Ryanair transportait 15 000 personnes par mois vers Londres, 3 500 aujourd'hui avec Air France).

Ce ne sont pas les suisses et les allemands, mais Air France qui, préférant alimenter ses "hubs" de Paris CDG, Amsterdam et Lyon, ne cherche qu'à obtenir la meilleure rentabilité au siège sans passer par une augmentation du nombre de passagers ou des destinations au départ de Strasbourg, aboutissant au final à la fermeture de lignes nationales.

Et pourtant, les politiques s'entêtent à coups de millions d'euros. Ils financent l'installation de la gare d'Entzheim aéroport pour rejoindre le centre ville en 9 minutes, avec 4 fréquences par heure dans les 2 sens de 5h30 à 23h30, avec une liaison piétonne semi couverte de 120 mètres permettant d'accéder directement des quais de gare à l'aérogare. Ils financent des plans stratégiques de développement de l'aéroport et notamment, mais attention à ne pas rire, "une action de lobbying auprès d'Air France afin d'améliorer la qualité de service et de rendre la politique tarifaire plus attractive" (source, Le Strasbourgeois), comprenez, faites un sourire au passager et baissez un peu vos tarifs et on vous filera plein de thunes.

Et pourquoi ne pas financer, sérieusement, intelligemment, avec un cadencement réfléchi, le développement de navettes, par cars ou trains régionaux et/ou binationaux, vers les aéroports suisses et allemands et de décider, courageusement, de fermer l'aéroport international de Strasbourg-Entzheim ?

En termes d'image, la fermeture serait moins désastreuse que celle qu'a, aujourd'hui, le pauvre touriste arrivant à l'aéroport de Baden et cherchant une navette pour Strasbourg. Il peut toujours chercher, il n'y en a pas. Enfin si, mais privée et sur réservation préalable.

A l'EuroAirport de Bâle-Mulhouse, il y a bien une navette qui vous amène à la gare de Mulhouse, mais après une certaine heure, il n'y a plus de train pour Strasbourg. Et vous dormez à la gare, c'est chouette, non ???

A mon avis, en termes d'image, de telles mésaventures sont dévastatrices pour Strasbourg, bien plus que ne pourrait l'avoir la fermeture de l'aéroport international de Strasbourg-Entzheim.


Et vous, qu'en pensez-vous ?

mercredi 18 novembre 2009

Strasbourg, de la culture pour tous les jours, pour tous les goûts !!!

Ben oui, y a pas de mal à se faire du bien.

Une fois n'est pas coutume, sur ce blog, je vais mettre en avant un point positif de Strasbourg… son offre culturelle.

En naviguant sur le site de la Ville de Strasbourg, voici ce qu'il nous est proposé :

Musique - Orchestres et ensembles instrumentaux : Choeur de Chambre de Strasbourg, La Chapelle Rhénane, Orchestre Régional de Jazz d’Alsace, Parlement de musique, Percussions de Strasbourg, Conservatoire, Volutes, Ateliers d'écoute musicale à l'Escale, l’Association des Jeunes Artistes Musiciens, Ensemble Linéa, Amis de la musique sur instruments anciens, Accroche Note, Alcor, Orchestre philharmonique de Strasbourg

Musique - Musiques actuelles : La Salamandre, Molodoï, Zénith, Laiterie Artefact, Salle du Cercle, Pôle Sud

Musique - Musique classique et contemporaine : Cité de la Musique et de la danse, Opéra national du Rhin, Palais de la musique et des congrès

Musées : Musée historique, Cabinet des estampes et des dessins, Musée de l'œuvre Notre Dame, Musée zoologique, , Musée des beaux-arts, Musée alsacien, Auditorium des musées, Musée archéologique, Musée des arts décoratifs, Musée d'Art Moderne et Contemporain, Centre International de l'Illustration Tomi Ungerer

Théâtre : Le cube noir, le Taps Scala, Pôle Sud, La Friche laiterie, TNS, La maillon, TJP, Au camionneur, Molodoï, Théâtre alsacien, Choucrouterie, Le Kafteur

Danse : Pôle Sud, Ecole de danse de Strasbourg, Cité de la musique et de la danse, Ballet de l'opéra national du Rhin, Le maillon

Cirque : Graine de cirque, Le maillon, TJP

Animations : Débats – savoirs en commun, Journées du patrimoine, Le Village culturel, Place des arts, L’Ill aux lumières, Eté cour, été jardin

Festivals : Festival Enfant-phare, Festival Premières, jeunes metteurs en scène européens, Champs Libres, Jazz d'or, Strasbourg Méditerranée (biennale), Le Printemps des Bretelles, Nouvelles Strasbourg danse, Musica, Festival des Artefacts, Les Nuits électroniques de l'Ososphère, Contre-Temps, Strasbourg jazz festival, Les Rencontres du saxophone, Les Nuits Européennes, Les Nuits Européennes, Les Giboulées de la Marionnette, Voix et route romane, Festival de Musique de Strasbourg,

Rencontres littéraires : Les poétiques de Strasbourg, Parlement des philosophes.















Photo© Imageartof


Evidemment, d'aucun trouveront que ça ne suffit pas et qu'à Paris, Londres, Berlin, Bruxelles ou Barcelone, l'offre culturelle est sans commune mesure avec celle de Strasbourg. Je ne peux pas être totalement en désaccord avec eux sur ce point et je serais malhonnête de penser que Strasbourg est largement au-dessus du lot… mais quand même, ne boudons pas notre plaisir.

Pour connaître plusieurs citadins, ou non, qui profitent de cette grande nébuleuse culturelle, ils reconnaissent que Strasbourg est plutôt une ville culturellement agréable avec une offre riche.

Alors bien sûr, rien n'est jamais parfait, les meilleurs chœurs et orchestres philharmoniques du monde ne viennent pas forcément dans notre ville, les grands acteurs de théâtre préfèrent Paris à Strasbourg, Bâle ou Baden-Baden attirent Giacometti ou Les Impressionnistes, mais pas la capitale strasbourgeoise

Je ne peux que le regretter et j'en ignore les raisons.

C'est vrai qu'il faut être à l'affût de ce qu'il se passe, se renseigner, parfois se dépêcher de réserver ses places, mais en se donnant un tout petit peu de mal, on trouve de quoi s'occuper toute l'année, sans avoir forcément besoin de payer une fortune.

Mais Le Strasbourgeois ne serait pas Le Strasbourgeois s'il ne terminait pas cet article par une critique, en l'occurrence, celle des cinés.

J'ai connu Strasbourg avec ses trois cinémas rue du Vieux Marché aux Vins, Le Club, le Méliès et le fameux Cinébref (j'étais trop jeune à l'époque pour avoir le droit d'y rentrer, mais regardais les titres des films dans les DNA) et l'UGC Capitole rue du 22 novembre. Les arrivées du Pathé Brumath puis du Ciné-Cité leur ont été fatales.

Ayant vu disparaître toutes ces salles, je me suis dit qu'une ville sans cinés, c'est triste.

Vous l'aurez compris, je suis un fervent défenseur du Star et du Star St-Ex (et même du Vox ! malgré l’absence de VOST – eh oui, Le Strasbourgeois est multilingue !) et ne mets jamais les pieds au Ciné-cité.

Mais bon, faut bien reconnaître qu'on n’est pas toujours bien assis, les copies ne sont pas toujours d'excellente facture, les écrans parfois minuscules et pour les "petits" films, il vaut mieux y aller immédiatement sans attendre l'éventuelle deuxième semaine au risque de les louper.

Pourtant je continue à les fréquenter pour ne pas les voir fermer.

Et dans ces petits cinés, au moins, on peut y pisser, avant, pendant et après la séance.

Ce n'est pas le cas partout, en tout cas, pas au Ciné-Cité !!!

dimanche 8 novembre 2009

2500 € de bonheur !

Cela fait longtemps (si je peux parler de "longtemps", vu que je n'ai même pas 1 mois...) que j'ai envie de me faire un petit article sur les promoteurs immobiliers de Strasbourg.

Clairement, je manque pour l'instant d'informations (mais je cherche) pour vraiment pondre un article très pointu sur ce métier, ses règles, ses lois, ses rapports avec la politique, l'économique, l'environnement, etc. Alors je vais simplement, pour lancer le thème et le débat, comparer deux types de rues de Strasbourg. Ainsi les faits seront justes, propres, nets, ne mettront personne en cause sans preuve, et proposeront uniquement des idées sans trop critiquer (pour cette fois).

Je suis en effet passé récemment par la rue de Reims, et je fus tout à fait charmé par l'endroit : devant chaque immeuble, un petit jardin d'environ 4 mètres de profondeur (sur toute la largeur de l'immeuble) offre aux résidents du rez-de-chaussée un spot de verdure tout fleuri, biquet, mignon, et arboré avec goût !












J'y ai humé du figuier, me suis photographié devant un palmier (véridique), ai observé (discrètement, nous sommes en ville, tout de même !) une famille en plein barbec urbain. J'ai retrouvé l'esprit des villes du nord : Londres, Bruxelles, Dublin, où la nature se fond dans la ville pour la rendre plus chic (la brique très présente du quartier n'a fait qu'ajouter à la comparaison évidemment).

Et puis j'ai poursuivi mon chemin et suis arrivé route de l'Hôpital, entre l'Hôtel de Police et l'arrêt de tram du Schlutfeld. J'y ai découvert un nouvel immeuble dont la représentation que je me faisais était basée sur le souvenir du panneau 3D très prometteur du promoteur : un immeuble moderne, design, avec de grandes terrasses fleuries voire arborées, entouré de parcs et de personnages en costard ou tailleur (oui, oui).

La réalité dépasse souvent la fiction. Mais pas là. Les terrasses étaient grisâtres, les parcs absents, les costards bien sûr inexistants. Et surtout, l'immeuble paraissait toucher la route et ne laissait qu'un micro-trottoir de quelques dizaines de centimètres de large.

Le lieu qui n'invite définitivement pas à la promenade...

Un peu comme plusieurs rues de Strasbourg, finalement (la rue de Mulhouse détenant sans doute la palme de la glauquitude, les derniers arbres et baraques mignonnes étant tombés il y a 3 ou 4 ans).

Alors pourquoi ne pas construire "façon rue de Reims", avec une petite aire de pelouse entre l'immeuble et la rue ?















Eh bien une vue aérienne parle d'elle-même...

Si l'on considère les 4 mètres sur 10 de jardin "perdus" pour l'habitable et le prix moyen du mètre carré à Strasbourg, le calcul est simple ! Cela nous fait 40 mètres carrés à... disons 2500 € (pour Neudorf), c'est à dire 100 000 €... par étage... que l'on multiplie par 4 voire 5, soit 500 000 €, au minimum (3,3 millions de francs, pour les anciens) !!

Mais voilà. La rue de Reims sera pour toujours une rue agréable à vivre ou simplement à arpenter pendant que la rue de Mulhouse restera une rue de passage (en courant, de préférence !)

Ne connaissant pas les tenants et aboutissants du sujet, j'en reste là, bien que j'ouvre la discussion :
- la capitalisation d'un seul homme (espérance de vie moyenne de 83 ans) doit-elle passer devant celle d'une ville de 500 000 habitants (sur plusieurs siècles) ?
- travailler sur l'avenir et construire un projet d'envergure, une ville à la qualité de vie irréprochable, ne passe-t-il pas devant quelques mètres carrés à encaisser vite fait mal fait ?

Les commentaires sont ouverts...

jeudi 5 novembre 2009

Le Strasbourgeois passe une vitesse et fait un tête-à-queue, mais l’Alsace gagne son rallye !

La décision de la Fédération française du sport automobile, très attendue (pas par Le Strasbourgeois), est tombée mercredi 28 octobre 2009 : c'est en Alsace que se disputeront les rallyes de France 2010, 2011 et 2012.

Pour 2010, en chiffres ça donne ça : 1 327 km entre cols vosgiens et chaussées de plaine, dont 344 km de spéciales et 983 km de routier (source : Le Strasbourgeois).







Photo©Didier Vereeck

Le dossier alsacien a été préféré à l'unanimité à celui de la Corse. Le sextuple champion du monde, Sébastien Loeb, va ainsi pouvoir conduire "à la maison" dès la saison prochaine. La décision de choisir l’Alsace s’explique "en examinant notamment les apports financiers des collectivités territoriales" (ben voyons… sont pas fous à la Fédération), précise la Fédération (des subventions annuelles pour un total de 1,5 million d'euros, promises, pas encore votées, par les collectivités alsaciennes).

"Cette décision contribuera au rayonnement de l'Alsace dans le monde", estime de son côté le président du conseil régional, l'UMP André Reichardt pour qui "cet événement populaire induira des retombées économiques très importantes" pour l'Alsace.

Si moi, Le Strasbourgeois, j'ai bien tout suivi ces dernières semaines, je récapitule pêle-mêle : le super-géant-sapin-de-Noël-qui-vient-d'être-coupé-et-qui-est-tellement-grand-que-c'est-le-deuxième-plus-grand-du-monde-après-celui-de-Rockfeller-Center-de-New-York, le marché de Noël exporté au Japon, le pavillon de l'Alsace à l'exposition universelle de Shanghai 2010, les peut-être matchs de l'Euro 2016 à la Meinau et maintenant le Rallye d'Alsace…

Amis Strasbourgeois et Alsaciens, planquez-vous…, d'ici peu, le monde entier va débarquer sur notre belle terre, entre Vosges et Rhin.

Faudra sortir avec un parapluie solide tellement qu'il va y avoir de retombées économiques vu le sûr-et-certain-méga-rayonnement-dans-le-monde.

Alors pourquoi, vous dites-vous, Le Strasbourgeois râle-t-il encore alors que sa ville et sa région se mettent en avant ?

Parce qu'il s'en tape du rallye d'Alsace (ben oui il fait du vélo), parce que ça va coûter un max de thunes aux collectivités (1,5 x 3 = 4,5 M€ au minimum), parce que le championnat du monde des rallyes reste une compétition anecdotique avec 60 000 licenciés à la Fédération française du sport automobile (pour information, il y en a 
470 000 à la fédération française de pétanque et de jeu provençal)… parce que Sébastien Loeb, natif d'Oberhoffen (en Alsace, près de Haguenau, pas en Allemagne… mauvaises langues), habite en Suisse où les impôts sont plus intéressants pour lui (ok… digression inutile) et parce qu'après tout le raouf sur les grenelles de l'environnement (on en est au combientième au fait ?? j'ai arrêté de les compter)… on vient nous coller une compétition polluante, à l'emprunte carbone pas anecdotique du tout pour le coup.

Amis Alsaciens et Strasbourgeois, du 1er au 3 octobre 2010 (date du rallye d'Alsace), tous dans les Vosges, en vélo, roller, trottinette, échasses, montgolfière, caddies, pousse-pousse, à cheval ou à dos d'ânes (corses)… pour une gigantesque chasse aux champignons (ceux des bolides ou ceux des sous-bois, au choix).

Le mal étant fait, il faut espérer une chose pour le rayonnement de l'Alsace… que Sébastien ne perde pas son titre sur ses terres… ça serait le comble !!!


lundi 2 novembre 2009

Strasbourg est capitale...

Il y a quelque chose qui m'a toujours fasciné avec Strasbourg, c'est l'éternel besoin de la Ville à communiquer sur le mot "Capitale".

Mais pourquoi ? Pour se rassurer ? Pour se la raconter ? Pour s'affirmer ? Pour se convaincre ?

J'ai fait une petite recherche Google sur "Strasbourg Capitale" et les résultats sont assez concluants :
- Strasbourg Capitale de l'Europe (évidemment)
- Strasbourg, Capitale de l'Alsace (et du Bas-Rhin, ok)
- Strasbourg Capitale de Noël (nous en avons déjà parlé)
- Strasbourg, Capitale du Vélo (sur quels critères ?)
- Strasbourg Capitale du Verre (parce que ?)
Pour les principaux.

J'ai refait cette petite recherche directement sur le site de la Ville de Strasbourg, et là, les résultats sont presque émouvants :
Les 8 premières réponses renvoient sur Strasbourg, Capitale qui gagne (pour le sport surtout... c'est vrai qu'en ce moment on gagne tout sur tous les terrains...)
Puis quelques réponses sur l'Europe, en toute logique.
Puis la culture (Strasbourg, Capitale européenne du cinéma, évidemment... Strasbourg, Capitale européenne de la culture 2013...)

Le dernier en date, c'est Strasbourg, Capitale des droits de l'enfant. Eh oui ! C'est le petit dernier, et il fait déjà la Une du nouveau Strasbourg Magazine...







Soit 264 résultats au total, c'est-à-dire plus que pour la requête art (164 résultats), ambition (55 résultats), vie nocturne (20 résultats), amour (12 résultats) ou humour (9 résultats).




En tous cas, moi Le Strasbourgeois, je doute que ma ville soit vraiment une capitale, à mon grand dam :

- Chaque dimanche, les CUSsois qui affluent en masse le samedi pour faire leur petit shopping dans les franchises, disparaissent (ils semblent ne pas connaître les joies d'un brunch ou l'existence des musées ou des cinémas, soit la vie comme à la Capitale...)
- Il est quasi impossible de dîner après 21h30 (pas très Capitale !!)
- Presque toutes les boutiques ferment entre 18h et 19h...
- De nombreux magasins, y compris des supermarchés, sont fermés entre midi et deux (oui, oui, les Coop de quartier le sont, pour la plupart, par exemple).
- etc.

Alors une fois encore (et c'est toujours la finalité de ce blog), je m'interroge : si pour Strasbourg, il est vraiment capital d'être une Capitale (pour son ambiance, pour son économie, pour sa jeunesse (son avenir, donc)), qu'attendons-nous ? Car aujourd'hui les gens partent vivre à Paris, Londres, Berlin ou Bruxelles, attirés par le dynamisme de ces villes, et y créent leurs projets, des emplois, de l'emphase.

Qu'attendons-nous pour jouer les capitales et les retenir ?

Car ça, c'est capital !

vendredi 30 octobre 2009

Le Strasbourgeois soutient la candidature du RCS en Ligue 1 en 2016

Portugal-Allemagne : 0-0 ; Danemark-Belgique : 3-2. Ça ne vous dit rien ? Et pourtant, ce sont les scores des deux matchs organisés à la Meinau, lors de l’Euro 1984. À une époque où l’Euro se disputait à 8, c’est-à-dire avec une forte probabilité d’avoir très rapidement des affiches dans les deux poules de qualification pour les demi-finales.

Si vous ne vous en souvenez pas, c’est tout simplement parce que vous n’y étiez pas, tout comme il y a des fortes chances que vous ne soyez pas présents non plus dans le stade lors des matchs de l’Euro 2016. Plusieurs hypothèses : admettons que la France soit retenue pour l’organisation du tournoi final, admettons également que Strasbourg soit retenue parmi les villes organisatrices, il vous faudra tout de même vous battre pour obtenir le précieux sésame. Après, que l’affiche proposée soit Eire-Ukraine ou Serbie-Grèce importera peu, vous aurez vu au moins une fois dans votre vie un match de l’Euro organisé dans votre ville et enfin vous pourrez faire taire cette vieille rancœur : mais pourquoi donc Strasbourg n’a pas participé à l’organisation de la Coupe du Monde 98 ? Alors, oui, vous avez entièrement raison de soutenir la candidature de Strasbourg pour l’Euro 2016. Le Strasbourgeois n’est pas fou, il la soutient aussi.

Tout au plus, se dit-il, le Strasbourgeois, qu’il serait presque préférable de soutenir le Racing Club de Strasbourg un peu mieux qu’il ne l’a fait récemment. Il va à la Meinau, le Strasbourgeois, et il s’y sent parfois bien seul, tout comme se sont sentis seuls les quelque 11000 spectateurs venus assister à la rencontre contre Tours, mardi soir : 0-1.

Il cherche à comprendre. Peut-être l’ouvrage de Gilbert Gress, Fautes graves, un été d’enfer à la Meinau dont la publication chez Les Éditions du Boulevard est programmée le 6 novembre, va-t-il enfin le renseigner sur le fiasco qui a conduit son club favori aux portes de la relégation (une habitude) en CFA (une vraie nouveauté) ?








(Source : site du RCS)






Et puis, il en arrive à se souvenir de cette étrange rencontre à l’issue d’un entrainement sur les bords du Krimmeri. Une dame vint à sa rencontre. « Vous êtes le Strasbourgeois ? », l’interrogea-t-elle. Lui, tout surpris de s’être fait reconnaître aussi facilement, lui répondit : « Oui, mais surtout ne le dites à personne ! » Elle le rassura aussitôt : « Non, non, n’ayez crainte, je ne dirai rien. Une vraie tombe, vous pouvez compter sur moi. Ça sera notre secret… Mais là, vous croisez les joueurs, et le staff tout ça ? » Quelle question ? Le Strasbourgeois connaît tout le monde, il a ses entrées jusque dans la salle des présidents ! (non pas de la République, du RCS ! Vous suivez un peu ?) « Ah bon, ben si vous y allez, il faut leur dire à tous qu’il y a un truc enterré sous la pelouse. Ça porte vraiment pas chance, il faut tout déterrer, sinon il faut construire un stade ailleurs. » Ailleurs ? Quelle idée ? Et pourquoi pas un Eurostadium ou un machin comme ça, avec des galeries marchandes tant qu’on y est ? Non, ça n’était pas sérieux, mais le Strasbourgeois est courtois. Il a remercié la dame et lui a promis d’en parler à Philippe Ginestet. En homme de bonne foi, il a respecté sa parole et lui en a même touché un mot. Avec le résultat que l’on sait…

Dès fois, il y songe à la petite dame. Et si elle avait raison ? Et si le Racing était frappé d’une quelconque malédiction. Il lui arrive même d’imaginer venir la nuit pour remuer la pelouse en cachette, en quête d’un talisman, une poupée, bref le fameux truc qui porte grave la poisse depuis… près de 30 ans. Il pourrait profiter de la visite de ses amis agriculteurs pour leur demander de faire le travail à sa place. Ils avaient labouré la place de la République dans les années 80, ils pourraient bien donner un coup de main pour retourner la pelouse de la Meinau, non ? Et hop, en deux temps, trois mouvements, évacuée la malédiction. Et puis c’est une action politique comme une autre, ça vaut bien de bloquer l’Avenue des Vosges pendant une après-midi toute entière. Sauf que maintenant ils ont reçu les sous, il va falloir attendre au moins trois semaines pour qu’ils remettent ça. Bref, l’affaire est loin d’être réglée.

Alors, que faire ? C’est un doux utopiste, l’ami Strasbourgeois : il se dit que s’il arrivait à faire remplir cette Meinau, à l’occasion d’un match de L2, un RCS-Istres ou un RCS-Bastia (match de relégable), peut-être que ça conjurerait le sort. Parce que tout de même, la vraie candidature à laquelle croit le Strasbourgeois, c’est bien la place du Racing en L1, et si possible avant 2016 : là, ça rayonne ; là, on parle de la ville ; avec un peu de chance on retrouve même le nom de Strasbourg sur les pubs Orange dans les TGV ! Un RCS-OM, un RCS-Monaco, et mieux encore un RCS-Chaktior Donetsk en Liga Europa, le truc qui jette, ça fait vraiment rêver. Le Strasbourgeois en a presque la larme à l’œil.

Le Strasbourgeois vous parle, il s’adresse à vous solennellement – et c’est pas si souvent :
« Habitantes, habitants de cette belle ville de Strasbourg, tous ensemble, organisons-nous pour une Meinau pleine à craquer (24 769 spectateurs). Le Racing, notre très cher Racing mérite d’être soutenu par tous ! Un Racing humilié, un Racing outragé, mais un Racing qui va se libérer (on l’espère tous franchement), avec le soutien de son peuple. Tous ensemble, tous ensemble…
Le premier rendez-vous est fixé le vendredi 6 novembre (le jour de la sortie du livre de “Shilles”), devant le Mac Do, un peu avant 20h00. J’y serai, et vous ? »

Nota : Pologne-Brésil : 5-6, ça ne vous dit rien ? Et pourtant, c’était le 5 juin 1938, à la Meinau, lors de la Coupe du Monde organisée en France. À la fin du temps réglementaire, on en était à 4-4, Papy s’en souvient, le Strasbourgeois aussi…

lundi 26 octobre 2009

Ça sent le sapin !

Dimanche dernier 25 octobre, je suis passé place Kléber et y ai découvert, à ma grande surprise, la mise en place du sapin de Noël sur la devanture des Galeries Lafayette.

De plus en plus tôt...


Je sais bien que Strasbourg est toujours la Capitale de quelque chose. Là très précisément, la Capitale de Noël (mention que la Ville aurait déposé juridiquement, une information que je n'ai pas pu vérifier, si quelqu'un sait ?), mais qu'est-ce que cela signifie ? Le fait de montrer au monde qu'on sait installer un sapin en octobre ? Le fait d'avoir un marché de Noël ?

Moi, le Strasbourgeois, j'ose à peine entrer dans le centre-ville entre les 15 novembre et 25 décembre de peur de me faire coincer entre un chalet à kebabs et un stand à friture, emporté par une foule de mecs à l'insupportable bonnet Père-Noël clignotant rouge (pitié !! n'en achetez pas !!)

Pour le touriste, c'est le moment idéal pour venir en Alsace. Déjà, ça meule (parfait pour la consommation de vin chaud). Ensuite, c'est typisch (le cadre est à son avantage). Et puis, la Ville met le "paquet" pour attirer les foules.

Que je sois clair : je serais bien bête de cracher dans la soupe ! Le marché de Noël représente une belle aubaine pour Strabourg, développe la notoriété (internationale) de la ville, rapporte pas mal de flouze (170 millions d'euros en 2008, d'après les DNA).

Mais voilà, le tableau n'est pas si beau et l'opportunité est loin d'être saisie comme il faudrait : alors que Strasbourg attire un peu moins de 2 millions de visiteurs (quasiment tous Allemands ou Alsaciens) sur à peu près 6 semaines, Lyon, par exemple, réussit à faire venir 4 millions de personnes sur 4 jours, avec sa Fête des Lumières !

Alors pourquoi ne pas mettre vraiment le PAQUET ! Si l'on considère que l'on vit Noël du 25 octobre au 25 décembre (soit un jour sur 6 en moyenne sur l'année), allons-y gaiement !

Ouvrons le Marché de Noël à des petites places oubliées (cela évitera la cohue de la place Broglie et développera d'autres commerces) comme la place d'Austerlitz qui sert de rampe à touristes. Autorisons les chalets à rester ouverts le soir !!

Ouvrons des ateliers d'artistes, chauffons les terrasses, illuminons nos fenêtres... A Lyon toujours, 8 millions de lumignons sont vendus chaque année et exposés sur les fenêtres des habitants, TOUS très participatifs ! Mettons en avant la ville de Strasbourg telle qu'elle est le reste de l'année, parlons de nous, exposons-nous culturellement, orientons le touriste vers les quais, l'Orangerie, le Parlement, proposons du vélo et une découverte en profondeur de la ville, décorons vraiment, de façon chic, moderne, originale, sortons (aussi) des sentiers battus et des clichés de la choucroute et de la Cathédrale !

(photo Ville de Lyon)

Depuis 19 ans, la Ville de Turin achète chaque année une œuvre lumineuse à un artiste de renom et l'expose pendant la période de Noël. Les luci di artista sont maintenant une véritable attraction pour la ville, que des milliers de touristes courent découvrir chaque année !

Alors jouons la nouveauté et participons, nous, Strasbourgeois !

Car c'est le marché de Noël qui est capital pour Strasbourg, et non l'inverse !

Strasbourg et les pistes aux cyclistes

Lu sur le site de la Ville de Strasbourg et de la Communauté urbaine :

"Connue pour son réseau cyclable de plus de 440 km, Strasbourg arrive en tête des villes françaises (…)"

A en croire la municipalité, Strasbourg est en tête de tout… 1ère en nombre de marchés (cf article "Les marchés de Strasbourg ou la quête de la halle sacrée"), 1ère en nombre de km de pistes cyclables, Strasbourg capitale de Noël, Strasbourg dispose du plus grand sapin du monde, mis à part celui du Rockfeller Center de New York (DNA du 14 octobre 2009)… mais cette ville est géniale !!!

Mmm… j'ai encore un sérieux doute… pour les pistes cyclables cette fois.

Etant utilisateur quasi-quotidien de quelque uns de ces 440 km de pistes cyclables, une fois n'est pas coutume, je ne suis pas aussi enthousiaste que la municipalité.

Si vous faites un peu attention, vous vous rendrez vite compte que la circulation à Strasbourg est un grand capharnaüm : sur la chaussée, se croisent notamment, cyclistes, piétons, automobilistes… et globalement, chaque catégorie déteste plus ou moins, mais plutôt plus que moins, cordialement les deux autres.

Pour ajouter un peu de piment au bordel ambiant, vous trouverez un grand nombre de km de pistes cyclables (désolé, je n'ai pas le pourcentage) qui partagent le trottoir avec les piétons, mais surtout cette invention géniale et parfaitement légale du : "Sens interdit sauf cyclistes".

Sur le principe, c'est extra.

Mais très souvent ça donne ça :




Et quand ça donne ça, c'est dangereux.

Si vous êtes cycliste débutant à Strasbourg, vous allez vite comprendre qu'il faut se "battre" pour circuler sur les voies réservées aux vélos (piétons de front sur la piste, portières qui s'ouvrent, arrêt en double-file, Porsche Cayenne et autre Q7 face à vous dans un "sens interdit sauf cycliste"…)

J'ajoute que les cyclistes ne sont pas en reste dans tout ce cirque.

Si je tape un peu sur Strasbourg, c'est parce que c'est une ville que je pratique en vélo. J'imagine que c'est identique ailleurs et probablement bien pire dans la plupart des autres villes.

Strasbourg fait des efforts louables et je serais de mauvaise foi en ne le reconnaissant pas.

Je reste malgré tout très optimiste quoiqu'un peu dubitatif sur la dernière invention : la zone de rencontre (créées par le décret n° 2008-754 du 30 juillet 2008 portant diverses dispositions de sécurité routière).

J'en connais une, toute récente, rue des charpentiers.


Dans le dossier sur les Ecoquartiers de la Communauté urbaine de Strasbourg, page 13, j'ai lu la chose suivante sur les "zones de rencontre" :
Limitées à 20 km/h, elles donnent la priorité aux
modes de transports doux, non polluants et
encouragent un partage respectueux entre les
différents usagers de la route
.

Strasbourg, première ville française de partage respectueux entre les différents usagers de la route… j'en rêve et mon vélo aussi.

vendredi 23 octobre 2009

Quality Street ?

En me promenant dans Strasbourg, j'ai pu noter combien de boutiques pouvaient fermer le temps de le dire. Sans doute certains magasins manquent-ils simplement d'un peu d'imagination (et de stricte application de quelques bases marketing) pour se créer une clientèle régulière et bonne acheteuse, peut-être qu'un nouveau coiffeur se rendra compte que Strasbourg peut difficilement accueillir un salon de plus (ça devient difficile, c'est presqu'une boutique sur 3...)

Mais sans doute ne sont-ce pas les seules raisons.

Certaines rues en particulier montrent un taux de rotation totalement démesuré : la rue du marché aux vins, le quartier Gare en général, la Grand Rue, ou encore (plus tristement ?) la rue Ste Madeleine, ...




rue du Marché aux Vins

(Google View)




La prolifération des panneaux "à vendre / à louer" me déprime... L'effet ville fantôme e
st complètement redoutable déjà pour moi le Strasbourgeois, mais aussi certainement pour les touristes (puisque c'est un des grands chevaux de bataille de nos mairies successives...) qui doivent se demander quel mauvais vent traverse la "capitale de l'Europe"...




Rue des veaux

(Google View)




Alors que faire pour casser ce sentiment de quasi désolation que l'on peut ressentir dans certaines rues de la ville ?

A Berlin, certains magasins
sont occupés tout à fait légalement par de jeunes créatifs et artistes. Des boutiques sont louées à tarif ultra modéré à des bars associatifs, des galeries, des jeunes qui se lancent. Bien sûr, on voit mal comment des propriétaires privés pourraient accepter de louer leur bien immo pour que dalle ?

Eh bien pourquoi pas ?

En instaurant des règles, par exemple :
- le local pourrait être rendu au propriétaire moyennant un préavis ultra court (pour que celui-ci puisse le relouer au prix fort à tout moment)
- le local pourrait être remis à neuf par leurs occupants en le quittant (coup de peinture, etc)

Une boutique ne perdrait pas de valeur en étant toujours dynamique. Préfère-t-on louer un vieux magasin inoccupé depuis 6 mois ou une boutique qui semble cartonner ?
Une boutique aussi dynamisée par une association redonnerait de la vie au quartier, et donc de la valeur !
Une rue animée = d'autres boutiques animées = de meilleures ventes pour tout le monde. L'association des commerçants de la rue pourrait participer à cela...
Etc. (je ne suis pas politique, je suis juste un Strasbourgeois)

L'histoire de Berlin est bien sûr un peu particulière. Pour ceux que cela intéresse, j'ai trouvé deux liens à lire :
- le premier sur les Squatts de Berlin
- l'autre sur la plus-value culturelle que cela a apporté à la ville (Berlin est sans doute LA référence européenne du moment, bien loin devant Paris ou Bruxelles !) sur Wikipédia

Je vous invite enfin à réagir sur les commentaires (qui sont ouverts pour ça). C'est aussi ça, la démocratie locale (autre sujet dont je parlerai une autre fois ; )


mercredi 21 octobre 2009

Les marchés de Strasbourg ou la quête de la halle sacrée.

Dans le dernier numéro de Strasbourg Magazine (n° 206 d'octobre 2009, en ligne sur le site de la Ville de Strasbourg), il y a un article intitulé "Du lundi au samedi ça marche pour les marchés."

L'adjoint au maire chargé des foires, des marchés et de l'occupation du domaine public précise qu'"il y en a 35 au total. On se situe en tête des grandes villes françaises par le nombre." C'est super !

En fait, selon l'endroit où vous résidez dans la ville, il y en a un ou deux par semaine. Relativisons l'enthousiasme de la municipalité. Je voudrais, ici, ajouter un détail, de taille. Pas de halle à Strasbourg.

J'ai la chance d'habiter à proximité d'un beau marché. J'y vais le samedi matin. Le mardi je ne peux pas… je travaille.

J'adore le marché, son ambiance, ses petits commerçants, le morceau de saucisse pour les fidèles ou le bouquet de persil en sus… Mais sous la pluie ou par -10° C (ça arrive en hiver), ce plaisir se transforme vite en corvée.

A cette question d'une halle au marché, les municipalités se succédant, la réponse est toujours la même : pas de place. Et puis c'est pas vrai, il existe un marché couvert, à Neudorf. Je suis content pour les "neudorfois(es)".

Pas de place à Strasbourg ??? Je pense que si. La place Kléber.

Une belle halle en son centre, ce qui permettrait, en arrivant sur la place, par la rue de Loutre, de ne pas voir cette horrible Maison rouge.

Pas de place pour garer les estafettes des marchands ? Bingo si, sous la place Kléber !!!

Une belle halle, comme celle de Dijon, non ???

En poussant un peu mes recherches sur le sujet, je suis allé faire un tour sur le site de la Fédération française des halles et marchés couverts de France… et oui, ça existe.

En m'y promenant, je suis tombé sur le site des halles de Narbonne. Il y est écrit : (Jours et Heures d’ouverture : Ouverture 365 jours par an de 7h à 13h)

Ça laisse rêveur !!!

Photo © Kevin Fasolo

jeudi 15 octobre 2009

L'espace d'un instant, j'y ai cru !

Tous les ans, les grands magazines nationaux claquent un petit décrochage régional pour faire exploser leurs ventes. Le chaland pense alors : "Youhou ! Le Point fait un numéro national spécial rien que sur Strasbourg !" avant de repartir avec son mag sous le bras (fonctionne aussi à Lyon et Toulouse).

Bien sûr, ces numéros spéciaux peuvent être intéressants : ils présentent les dernières boutiques à la mode, les tables-valeurs-sûres-accueil-chaleureux-choucroute-bien-garnie et tirent un tableau de la ville généralement flatteur qui donnerait presque envie d'acheter le billet triple combo Cathédrale/Bateau-mouche/MAMCS.

Mais ces numéros toujours aussi spéciaux présentent un défaut SYSTÉMATIQUE : l'utilisation d'une photo de la Petite France OU/ET de la Cathédrale en couverture. C'est fatigant, lassant, vu et revu 20 fois, à croire que c'est la seule image qui peut coller à Strasbourg ?













Alors quand j'ai vu cette affiche à la Gare en septembre, j'y ai cru !! Un Télérama spécial Alsace, avec une couv totalement folle !

De loin : la photo d'une femme déjantée au look exubérant ! L'Alsace se lâcherait-elle mortel ? Ca y est ? C'est parti ? Serions-nous face à une aire nouvelle avec une Alsacienne néotraditionnelle black, sapée comme une bête de scène et possédant une coiffe futuriste détonante et non plus un double bonnet noir façon oreilles de Mickey ?

Eh bien malheureusement non. Notre "Alsacienne" de couverture n'est autre que la star Ebony Bones, icône déjantée venue d'Angleterre. Regardez bien, son nom est indiqué en petit en haut à gauche de la couv (pour ceux qui ne l'avaient pas déjà reconnue...). Je regrette de ne pas avoir ouvert ce Télérama, mon train m'emmenant au loin avant que j'ai le temps de passer chez Relay.

Dommage pour cette fois, fausse alerte. Mais peut-être un jour aurons-nous la bonne surprise de voir un nouveau visage de Strasbourg !

mardi 13 octobre 2009

Le Strasbourgeois, il vaut mieux l'avoir en blog...

Le Strasbourgeois est un blog tenu par... un Strasbourgeois, ou deux, ou plus, selon les moments.
Le Strasbourgeois parle de Strasbourg (oh ! déconne ?), explique ce qu'il y trouve bien, moins bien, franchement naze, et propose des améliorations.
Le Strasbourgeois râle, donc, mais ne critique jamais gratuitement : le Strasbourgeois a des idées, des bonnes, des moins bonnes, des parfois pas chères parfois hors de prix et des intouchables et des faciles à mettre en œuvre, car le Strasbourgeois comprend bien les réalités des choses, il n'est pas dupe.
Le Strasbourgeois s'inspire aussi un peu du Parisien. Pas de l'Homme avec un grand H qui réside à la capitale, mais plutôt de l'esprit de son journal éponyme. Car le Strasbourgeois n'est pas là pour plaire à tout le monde. C'est pour ça qu'il vaut mieux l'avoir en blog.


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