lundi 18 janvier 2010

Pollueuses de cigognes !


Le Strasbourgeois s'interroge : n'y a-t-il pas possibilité de fabriquer nos cigognes à Strasbourg ?
Le comité du marché de noël devrait se pencher sur la question.

En attendant, vivement le marché de Noël place Tian'anmen… les cigognes voyageront moins !!!


Source : DNA

Cliquez sur l'image pour l'agrandir :


jeudi 14 janvier 2010

5 600 places de stationnement payantes, en plus, d'un seul coup d'un seul! Qui dit mieux ?

Avant tout, je vous souhaite une excellente année 2010. Je souhaite une même excellente année à Strasbourg. Qu'elle devienne une ville audacieuse, dynamique, impertinente, innovante, folle, joyeuse, avant-gardiste, ouverte, courageuse, volontaire, entreprenante… En somme, une ville passionnée et passionnante.

Que voulez-vous, cette période de vœux est propice aux rêves les plus fous.

Mais revenons-en au sujet qui me préoccupe.

Oui je sais… je vous entends déjà.

Mais qu'arrive-t-il au Strasbourgeois, lui qui prône l'usage du vélo et qui critique maintenant une politique visant à chasser les voitures ?

Pourquoi Le Strasbourgeois est-il contre la taxation des voitures ?

Pourquoi Le Strasbourgeois est-il contre un centre ville avec moins de voitures ?

Ok ok j'entends bien. Mais laissez-moi m'expliquer sur le sujet. Je n'ai même pas commencé mon billet.

Petit rappel des faits :

Début novembre 2009, le conseil municipal de la Ville de Strasbourg a approuvé la création de 5 600 places de stationnement payantes supplémentaires.

Selon Monsieur Olivier BITZ, adjoint en charge de la circulation et du stationnement, "le périmètre qui a été soumis à l'avis des conseils de quartiers, est particulièrement ambitieux, puisqu'on va passer de 7 900 places actuellement à 13 500 places, soit une augmentation de 70 %."

Effectivement, c'est ambitieux. Enfin…non… ce n'est pas ambitieux d'augmenter le nombre de places payantes de 70 %, c'est juste réel.

Je relis la phrase de Monsieur BITZ : "le périmètre qui a été soumis à l'avis des conseils de quartiers, est particulièrement ambitieux (…)"

Ça ne veut rien dire un périmètre ambitieux.

La politique qui accompagne cette extension est peut être ambitieuse… pas le périmètre. Et c'est là que le bât blesse.

Voici ce que j'ai pu lire dans le Strasbourg magazine n° 208 du mois de décembre 2009, sous l'article intitulé "Extension du stationnement payant. Un plus pour le cadre de vie" (dès le titre, je tique… "un plus pour le cadre de vie"… ben voyons !!!)

Selon cet article, "nous ne pouvons plus accepter que des voitures restent scotchées du matin au soir sur un emplacement gratuit, aux dépens des résidents (…) Nous devons répondre à une double problématique : celle de l'environnement – et il n'y a guère que quelques inconscients pour nier le réchauffement climatique – mais aussi le bien-être des résidents. Dans les zones concernées, ils bénéficieront d'un tarif préférentiel. Il ne s'agit pas de faire une opération pièces jaunes pour la Ville, mais bel et bien d'assurer le bien-être du plus grand nombre (…)" Et bla bla bla.


Environnement et bien-être des résidents sont donc les deux mamelles de l'extension du stationnement payant.

Et quid de l'opération pièces jaunes ?

Le stationnement payant a deux sources de recettes : les horodateurs et le tarif résident de 10 € par mois.

Pour savoir ce que rapporte cette politique, que j'imagine juteuse, j'ai téléphoné au service concerné de la ville de Strasbourg (03.88.43.63.04).

Comme personne, Place de l'Etoile, n'a voulu me dire combien rapportent, par an, les horodateurs, ni quel est le nombre d'abonnés résidents… faisons nos petits calculs dans notre coin.

Pour mémoire, ces calculs ne tiennent compte que du seul tarif résident à 10 € par mois, sans le jackpot des horodateurs.

1° Petit calcul tout simple :

13 500 places payantes à 10 € l'abonnement mensuel = 135 000 €
Multiplié par 12 (le nombre de mois dans une année) = 1 620 000 €.

Effectivement, on est plus dans l'opération pièces jaunes, mais dans l'opération pièces bicolores.

2° Voyons plus large :

Strasbourg : 267 000 habitants.

Admettons que 50 000 Strasbourgeois aient un abonnement résident à 10 € le mois, ça nous met l'opération pièces jaunes à 6 000 000 d'€ l'année, ou plutôt l'opération billets jaunes.

3° Et soyons carrément fous :

100 000 abonnements résident : 12 000 000 d'€ l'année. Opération billets violets.

A 195 000 euros le super-géant-sapin-de-Noël-qui-est-tellement-grand-que-c'est-le-deuxième-plus-grand-du-monde-après-celui-de-Rockfeller-Center-de-New-York, ça nous laisse plus de 61 années de sapin place Kléber et pourquoi pas, un jour, le plus grand du monde.

Ambitieuse cette politique ? Ben ça j'en sais fichtre rien. Rentable ? Et comment !!!

Mais redevenons sérieux deux minutes.

Pour ceux qui connaissent un peu la ville de Strasbourg, il faut bien reconnaître que l'arrivée du stationnement payant a du bon.

Ainsi, dans le quartier de la Place de la République (rue du Maréchal Foch et alentours) il est plutôt aisé de s'y garer depuis que le stationnement est devenu payant.

En cela, Monsieur BITZ a raison. Mais il oublie de dire que le problème n'a fait que se déplacer et qu'aux abords des Contades, c'est devenu la jungle.

Aujourd'hui on va taxer les Contades et demain le problème se déplacera ailleurs.

Pour ceux qui habitent route de la Wantzenau, à la Robertsau, attention, tout Strasbourg va bientôt venir se garer chez vous, le périmètre du stationnement payant n'ayant visiblement plus aucune limite, celui du centre ville ayant une fâcheuse tendance à s'étendre, s'étendre, s'étendre.

Alors, que la Ville ait une vraie politique de transports urbains et souhaite encourager le développement de la fibre environnementale de ses concitoyens, je ne peux qu'applaudir.

Mais qu'on explique à ces mêmes concitoyens quelle est cette politique, quelles en sont les raisons, quels en sont les buts et pourquoi le parc de stationnement payant va augmenter, d'un coup d'un seul, de 70 %.

A ma question toute simple qui était de savoir comment combiner le bien-être des résidents et le fait de ne pouvoir bénéficier que d'un seul tarif résident par foyer même si le foyer possède plus d'un véhicule, la Ville m'a répondu la chose suivante :

"Nous n'avons pas de réponse. Nous ne traitons pas ces demandes. C'est bien le problème de la Ville. Il y a trop de voitures. Il n'y a qu'un seul tarif résident par foyer. Pour les autres véhicules du foyer, ce n'est pas notre problème."

Ce n'est pas sérieux de répondre ça.

Et je n'ai rien contre l'agent qui m'a répondu, au demeurant, fort courtois et bien désolé de ne pouvoir répondre positivement à mes questions.

Mais j'aurai voulu autre chose que cet article fumeux et niais de Strasbourg magazine, avec son "plus pour le cadre de vie" et autre "bien-être du plus grand nombre".

J'aurai voulu avoir de vraies explications.

Par exemple :

- Quel est le nombre de "voitures tampon" à Strasbourg ? (la voiture tampon, à ne pas confondre avec la voiture bélier, est la voiture d'un automobiliste qui fait le trajet domicile-travail mais qui n'habite pas à Strasbourg et qui se gare en ville).

- Combien de "voitures tampon" ont-elles disparues après la précédente extension du parc payant ?

- Quelle est la corrélation entre l'augmentation du nombre de places payantes et la fréquentation des parkings relais ou des parkings en ouvrage ?

- Quel est le nombre de personnes qui ont abandonné leur voiture pour venir à Strasbourg et qui ont choisi les transports en commun ?

- Combien de strasbourgeois ont-ils définitivement renoncé à posséder une voiture suite à l'extension sans fin des zones payantes ?

Mais non, ça c'est trop demander. Faudrait réfléchir, compter, comprendre, analyser, proposer… Alors que là, on étend et on taxe… c'est beaucoup plus rapide, beaucoup plus facile et beaucoup plus rentable.

Alors je ne peux pas m'empêcher de penser que cette politique, sous couvert d'amélioration du cadre de vie et d'augmentation du bien-être du plus grand nombre, n'est rien d'autre qu'une immense arnaque ayant pour principal objectif de faire rentrer facilement du fric dans les caisses de la Ville.

Et même si ce n'est pas le principal objectif, la Ville ne devrait pas avoir l'outrecuidance de dire que ce n'est pas une opération pièces jaunes, mais avoir au minimum la décence de reconnaître que, oui, ça va faire rentrer de l'argent, ce qui permettra à la Ville de développer le réseau des crèches publiques, d'enterrer les bennes de recyclages du verre et du papier, de créer un marché couvert, d'avoir une politique incitative permettant l'ouverture de boutiques indépendantes (comme à Bruxelles par exemple), afin de redynamiser le centre de la cité… que sais-je encore.

Pour finir et redevenir très égocentrique, j'attends maintenant avec impatience la nouvelle extension des zones payantes, en priant très très fort pour que mon quartier soit concerné.

Et oui, j'habite en ville. J'ai une voiture dont je me sers très très peu. D'ailleurs suis-je un tampon ? Un résident ? Un résident tampon ?

Et je vais me retrouver à la frontière d'une zone payante. Mais je n'aurai pas le droit à un tarif résident, parce que je ne réside pas dans une zone payante (vous suivez ?). Et maintenant je vais galérer pour pouvoir me garer.

Vivement que, moi aussi, je puisse participer à cette gigantesque "non opération pièces jaunes", afin de pouvoir jouir, au quotidien, du bien-être promis par la Ville à ses concitoyens, propriétaires d'une seule voiture et résidant dans une zone payante.

Le bien-être à 120 € par an, finalement, c'est pas cher, vous ne trouvez pas ???

dimanche 3 janvier 2010

Ries sur StrasTV.com




Voici une retranscription intégrale de l'interview de Roland Ries sur la nuit du 31 et les orientations qu'il souhaite pour l'avenir de Strasbourg, par l'excellent StrasTV.com.

Autant j'aime à parler de politique, autant je préfère m'abstenir quand il s'agit de commenter le discours d'un politicien. Aussi je vous ouvre les commentaires et vous lirai avec grand plaisir !


lundi 21 décembre 2009

L'expérience interdite… aux Galeries

Aujourd'hui 21 décembre 2009.

Excitation d'avant Noël… encore des cadeaux à faire, pour ne pas dire tous.

Mais ce n'est pas grave, j'ai un peu de temps et je vais en profiter pour aller échanger une chemise aux Galeries Lafayette, entre midi et deux.



Cette affaire va être réglée en 5 minutes et après j'aurai tout le temps pour faire mes emplettes.

J'arrive à l'étage, choisis une nouvelle chemise. Mais un doute m'assaille. Est-ce la même coupe que la chemise que je souhaite rendre ?

J'interpelle une vendeuse : "Bonjour Madame. J'ai une petite question. Je souhaite échanger cette chemise et prendre celle-ci. Pourriez-vous me dire si les coupes sont identiques ? Merci."

Réponse : "Bla bla bla…" (aucun intérêt de vous embêter avec la réponse).

Moi : "Très bien. Merci. Au revoir Madame."

Direction, la caisse. Plein de monde. Je vais à l'étage. Une seule personne avant moi, mais deux paquets cadeaux à faire (une écharpe et des bons d'achat). Pas facile comme exercice.

Une seule caissière, forcément. En même temps, pourquoi en mettre plusieurs un lundi, entre midi et deux, 3 jours avant Noël ? Je vous le demande.

Enfin mon tour.

Moi : "Bonjour. C'est pour échanger ces deux chemises."

La caissière : "Oh la la. Si j'avais su. Je vous l'aurais dit tout de suite pour ne pas vous faire attendre, mais il faut redescendre au rayon. Ce sont les vendeuses qui font les échanges. Et après vous revenez en caisse."

Ok ok. Je prends mon premier Lexomil et je redescends au rayon chemises.

Là, trois vendeuses qui discutent en attendant la pause ou qui font déjà la pause en attendant de discuter ou qui discutent de la pause… je sais pas très bien.

Je m'approche d'elles, et hop… tels des moineaux apeurés… elles partent toutes dans des directions opposées à la mienne.

J'en hèle une : "Madame, je voudrais échanger ces chemises."

Elle : "Bien, je vais vous remplir le bon d'échange (formulaire carbone, A4, 3 feuillets, un blanc, un rose et un jaune)."

Je lui tends la chemise que je souhaite rendre avec le ticket d'échange (vous savez, celui où il n'y a pas de prix indiqué dessus et que vous demandez quand vous voulez faire un cadeau pour que la personne à qui vous faites le cadeau ne sache pas combien coûte le cadeau mais comme ça elle pourra quand même échanger le cadeau si elle le souhaite).

Elle : "Ah, il n'y a pas le prix sur le ticket (normal il est fait pour ça) ; il faut que j'aille vérifier le prix en rayon."

Elle revient, termine de remplir son bon et le tend à une de ses collègues en me disant : "Un instant, ma collègue est partie le faire signer."

Je prends mon deuxième Lexomil et intérieurement je me dis : "Un bon, à signer ? Mais où ? Par qui ? L'Elysée ? Le secrétaire général de l'ONU ? Les bisounours ? Cette histoire d'échange est-elle aussi grave que ça ??? Allons-nous trouver un accord ?"

La collègue revient, le donne à sa collègue qui me le tend.

Redirection les caisses. Au même étage, trop de monde. Je monte. Personne.

Comme j'ai atteint mon seuil de Peter, je souhaite une caissière des Galeries Lafayette. Une vraie. Pas aimable, qui fait la gueule mais qui va vite.

Pas de bol. Celle-là est polie, souriante, aimable, mais qu'est-ce qu'elle parle. C'est incroyable.

Et là, patatra.

Elle : "Ah. Il y avait une réduction de 30% sur la chemise que vous rendez. Vous l'avez achetée le 5 décembre, je vois. Il y avait quoi le 5 décembre ? Les trois jours ? Vous savez ?"

Moi : "Ben non, j'en sais rien."

Elle : "Un instant, il faut que je téléphone pour savoir ce que je dois faire (…) Bon, ça ne répond pas. Je vais vous faire un avoir, moins les 30%, que je vais déduire du prix de la nouvelle chemise. Voilà, c'est fait."

Moi, intérieurement : "Eureka. Promis, prochaine fois, même si je n'aime pas la chemise, je la garde".

Carte bleue, escaliers, porte de sortie. Et comme la chemise n'avait pas bien été démagnétisée, ça sonne. La honte !!!

Plus de 30 minutes pour changer une chemise.

Et paraît qu'il y a un plan de relance de l'économie.

Pas aux Galeries. En tout cas, pas le lundi.

jeudi 17 décembre 2009

Elsass Frei ?

C'est dans un communiqué qui me fait me demander comment l'Alsace peut encore se montrer si hostile face au reste du monde, qu'Alain Fontenla exprime son souhait de vendre le Racing qu'il a acheté il y a 15 jours à peine...

Ginestet... Fournier... Fontenla...

Le Club semble dans une situation de plus en plus critique...













Voici le communiqué en question :

"Depuis le rachat des parts de Mr Ginestet par le FC Football Capital ltd, certains organes de la presse régionale ainsi que certains actionnaires minoritaires n’ont eu de cesse de nous critiquer totalement gratuitement, voire de façon parfois diffamatoire. Cela a eu pour conséquence de saboter tous nos efforts visant à redresser la situation critique du Racing Club de Strasbourg aussi bien financièrement que sportivement.
Lors de l’assemblée du 4 décembre 2009, M. Loban a été tellement choqué par l’accueil qui lui a été réservé qu’il a décidé de renoncer immédiatement au projet, m’obligeant ainsi à monter à hauteur de 100% au capital.


Lors de la réunion du vendredi 11 décembre 2009 avec les actionnaires minoritaires, qui avaient uniquement pour objectif de faire connaissance et de déterminer de quelle manière nous pourrions les associer au projet, certains ont trouvé judicieux de nous insulter et de se répandre dans la presse, incitant M. Fournier à quitter son poste et dissuadant tout nouvel entraineur potentiel de nous rejoindre. D’autres ont précisé très clairement que le Racing Club de Strasbourg ne pouvait en aucun cas être repris par des non alsaciens.
Pour terminer, la DNCG (qui avait approuvé les comptes du club le 3 décembre 2009 jusqu’en juin 2010 sans difficulté) a décidé le 15 décembre 2009, au vu des mêmes comptes, de changer sa décision et de m’obliger à bloquer 3M€ dans les comptes du club jusqu’en juin 2010. De plus, ils m’ont clairement fait comprendre que je n’étais pas le bienvenu au sein de la « grande famille du football ».


Le mercredi 16 décembre 2009, Mr Fournier nous annonce qu’il souhaite également se retirer du projet, la pression devenant insoutenable. 
En conséquence, j’ai décidé, pour votre plus grand plaisir de me retirer également.


Les parts de Racing Investment sont donc à partir de cet instant à vendre.
J’invite donc cordialement les actionnaires minoritaires qui ont manifesté leur hostilité à mon égard à prendre leurs responsabilités et à me faire parvenir une proposition de reprise avant le 24 décembre 2009.
Si aucun accord n’intervient avant cette date, les parts seront cédées à tout autre investisseur qui se manifestera.


Je tiens à remercier ceux des actionnaires minoritaires qui m’ont accueilli chaleureusement, les supporters qui ont soutenu notre projet et M. Ginestet. 
Malheureusement, il semble évident que notre présence est indésirable en Alsace et rien de ce que nous pourrions y faire n’y changera rien.
Je souhaite bonne chance à la prochaine équipe dirigeante et j'espère sincèrement que l’institution qu’est le Racing Club de Strasbourg sortira de la situation délicate dans laquelle elle se trouve actuellement.

Carousel Finance SA"

Nous voici Capitale de l'Europe avec bientôt un Club en DH...

Strasbourg, ville du paradoxe ?

Qu'en pensez-vous ?

mercredi 9 décembre 2009

Strasbourg, 2000 pieds sous terre

48 heures avant que le monde ne s'arrête de tourner, la couche d'ozone de se trouer, la grippe A de se pandémier… because ouverture officielle du marché de Noël à Strasbourg, un scandale arboricole est venu gâcher les préparatifs de la fête, frelater les litrons de vin chaud en préparation et plomber l'esprit de noël des Strasbourgeois. Quelle honte !!!

Dans les DNA du 25 novembre 2009, nous apprenions, au saut du lit, que les 2000 arbres plantés en 2004, place de l'Etoile, étaient condamnés à être broyés, leurs copeaux répandus aux quatre vents.

Pourquoi condamnés ? Parce qu'ils sont "restés trop longtemps sur place dans un espace contraint et leurs racines sont aujourd'hui trop profondes, leur cime trop élevée et leur « couronne minuscule »", selon le responsable des espaces verts de la Ville.








© quatrecouleurs


Je ne vais pas et ne veux pas discuter de qui est responsable de quoi. Au fond, ça ne m'intéresse pas. La municipalité actuelle attaque la précédente, qui s'en prend à l'actuelle. Bref, rien que du classique : c'est pas moi c'est l'autre !!! Manque à gagner pour la Ville, 200 000 €, mais ça c'est du détail. Après tout, que peut-on faire avec
200 000 € de nos jours, rien ou pas grand-chose !!!

En revanche, avec ce petit désastre arboricole, je voudrais revenir sur deux évènements, l'un plutôt symbolique et l'autre beaucoup plus sérieux à mon sens.

Au fil de mes lectures, je suis tombé sur la promotion du site, www.faitesrespirerlaville.com

Le sujet m'intéressant, je suis allé naviguer sur ledit site pour constater que, du 26 au 28 octobre 2009 se sont déroulées à Strasbourg, les 4èmes assises européennes du paysage (http://www.assisespaysage.fr/assises-paysage-2009).

Diantre, ça a l'air sérieux et puis il y a le mot "européennes" dans le titre, donc c'est sûr, c'est du lourd.

A l'occasion de cette manifestation, un accord d'échange d'expériences et d'informations entre les coordonateurs "Cité Verte" en France, aux Pays-Bas et en Allemagne a été signé.

"Cité Verte" est une démarche citoyenne, européenne, qui vise à faire de la cité, entendue comme lieu de vie, un espace de mieux vivre où le végétal, l'aménagement du paysage et la nature en ville assurent aux citoyens des bienfaits en terme de qualité de vie, de bien-être, de développement du lien social et de la protection environnementale.

Strasbourg pourra, à coup sûr, partager son expérience dans le domaine de l'aménagement du paysage et de la nature en ville et expliquer à ses partenaires que quand on plante 2000 arbres destinés à être replantés, le plus dur n'est pas de les planter, mais de savoir, assez rapidement, où les replanter.

Une chose est sûre, avec cette affaire des 2000 arbres de la place de l'Etoile, Strasbourg n'est pas prête de devenir Capitale des Cités Vertes. Quoique… Strasbourg est capable de tout !

Mais, comme je vous le disais un peu plus haut dans ce billet, cette affaire de Cité Verte est plutôt symbolique, et c'est la concomitance des dates qui m'a fait sourire.

En revanche, ce qui me fâche en tant que citoyen et contribuable strasbourgeois, c'est qu'encore aujourd'hui, de telles erreurs de gestion administrative puissent arriver et que les élus puissent encore nous pondre des plans sur la comète alors qu'à bien y regarder, ils ne savent pas quoi faire de 2000 pauvres arbustes.

Dernier exemple en date :

Dans le cadre de l'élaboration de son plan local d'urbanisme, la ville a lancé son chantier, "Strasbourg 2025, réussir la ville de demain."

A lire le tire, j'en conclu qu'aujourd'hui, la ville est toute pourrie, alors on va essayer de réussir celle de demain. Dont acte !!!

Pour rire un peu, voici les 5 défis que les élus se sont fixés :

- Une ville à la dimension de tous les Strasbourgeois pour que chacun puisse y trouver sa place (tant que ce n'est pas dehors et tard le soir).

- Une ville au développement urbain équilibré entre les espaces bâtis et les espaces naturels (c'est pas un peu tard de se préoccuper de ça ?).

- Une ville métropolitaine et de proximité qui développe et renforce son rang de ville métropolitaine et européenne (attendons le départ du Parlement européen pour voir ce qu'ils vont faire du renforcement européen de Strasbourg).

- Une ville exemplaire en matière d’énergie et de ressources, notamment par une meilleure organisation de son territoire (mouais, admettons, mais s'il y a un titre de capitale de l'exemplarité en matière d'énergie et de ressources, Strasbourg peut le faire).

- Une ville accessible à tous dont l’organisation doit faciliter la pratique et les rythmes de la ville en général et la rendre accessible depuis le reste du territoire, qu’il soit d’agglomération ou national (là je n'ai pas tout compris ; il n'a pas dû être facile à trouver ce 5ème défi).

En lisant ça, je songe et rêve à la fois.

Parce que franchement, avoir la prétention de se fixer de tels défis, sur 15 ans, me paraît relever, soit de la bêtise totale, soit de l'ignorance puérile, soit du foutage de gueule caractérisé.

Je suis bien désolé, mais je n'arrive plus à prendre ce type de projet au sérieux quand je vois que ces mêmes élus ne sont pas foutus de savoir, en 2004, ce qu'ils feront de 2000 arbres, plantés serrés comme des fraisiers.

Vous me direz, que 2000 arbres, c'est quand même beaucoup plus compliqué à gérer que 5 défis d'un plan local d'urbanisme sur 15 ans, non ??

Mais peut être aussi parce que le seul défi arboricole de la ville, finalement, est d'avoir, chaque année, le super-géant-sapin-de-Noël-qui-est-tellement-grand-que-c'est-le-deuxième-plus-grand-du-monde-après-celui-de-Rockfeller-Center-de-New-York.

Mission réussie, encore cette année. Réputation sauvée. Ouf.

Strasbourg peut respirer encore une année et les autres arbres crever !!!

lundi 7 décembre 2009

Strasbourg capitale du monde !



Juste pour la forme (et un peu aussi pour la déconne), citons le CUS Magazine de ce mois de décembre :

"En cette période, Strasbourg devient la capitale de l'enchantement hivernal, de l'émerveillement universel, du scintillement des boules décorant les sapins, des fenêtres illuminées comme nulle part ailleurs, des chaumières où tous préparent à leur manière les fêtes de fin d'année…"


Eh oui ! Quand je parlais de la communication de la Ville sur "Strasbourg Capitale", j'étais loin du compte !

Voilà un service communication qu'on n'arrête plus !
Et ça, c'est... hum... capital ?

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